0

Tout savoir sur le compte de résultat

Le compte de résultat est un des documents comptables à verser à l’Administration fiscale en fin d’exercice comptable. Il fait partie de la liasse fiscale avec le bilan et est intégré aux tableaux annexes. La liasse fiscale doit, entre autres, servir à calculer le bilan fiscal et donc le montant de l’impôt à verser. Elle est aussi demandée par les banques lors de demandes de crédit. Pour les TPE et les PME, le compte de résultat reste un document incontournable de présentation de la bonne marche de l’entreprise, de l’état de son patrimoine.Le compte de résultat dresse le bilan des mouvements financiers de l’entreprise en reprenant les charges et les produits, les dettes et les bénéfices, issus de toutes les opérations de la société pendant l’exercice fiscal. Le but de ce document comptable est d’établir le résultat net, le total de la différence entre les pertes et les profits. Ce résultat s’inscrira au bilan comptable. Il est issu du calcul de l’ensemble des produits moins les charges. Il doit donc intégrer tous les mouvements de paiement et d’encaissement. Tout ce que l’entreprise a vendu, tout ce qu’elle a acheté.Le résultat final ou solde, calculé en comparant les produits par rapport aux charges, est soit positif (on dira qu’il est bénéficiaire), soit négatif. Dans ce cas-là, le compte de résultat souligne une perte, on parle de résultat comptable déficitaire.Il intègre les classes comptables 6 et 7, respectivement « charges » et « produits ».

Classement des produits et des charges

Produits et charges sont classés dans trois dénominations comptables différentes : exploitations, financiers et exceptionnels. Ils permettent de calculer trois comptes : le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel, qui sont précieux pour une analyse fine de la santé de l’entreprise au long de l’exercice.

Charges et produits d’exploitation : on y inclut l’activité courante de l’entreprise que ce soit en achats (y compris les services extérieurs, impôts, salaires, dotations aux amortissements) ou en vente (marchandises, services, stocks, les subventions d’exploitation, etc). On obtiendra alors le résultat d’exploitation.

Charges et produits financiers : les charges financières (intérêts, dettes, pertes sur créances, escomptes accordés, moins-values, etc.) reprennent le calcul de l’endettement de l’entreprise. Les produits financiers concernent les revenus, les immobilisations financières, les valeurs mobilières de placement, etc. Leur rapport donnera le résultat financier.

Charges et produits exceptionnels : comme leur nom l’indique, ils ne rentrent pas dans les bénéfices et dettes courantes. Les charges exceptionnelles comprennent les pénalités, amendes, dons, dotations aux amortissements, etc. Les produits exceptionnels se calculent sur les opérations de gestion (rentrées sur créances amorties, pénalités perçues, etc), sur les opérations de capital (cessions d’éléments actifs comme les ventes d’immobilisations, etc). Ils permettent le calcul du résultat exceptionnel.

Il existe enfin les charges dites « autres » comprenant les éventuels compléments de rémunération des salariés et les impôts sur les bénéfices.

La somme de ces résultats d’exploitation, financier et exceptionnel donnera le résultat final sur lequel sera calculé l’impôt.

Comptes de régularisations

Afin d’avoir les chiffres les plus précis possibles, il convient de se livrer à des régularisations.En effet, compte de résultat et bilan sont inscrits dans un exercice comptable bien défini, de un an. Or l’activité de l’entreprise ne s’arrête pas pour cette occasion. Il y a donc des charges et des produits qui ne sont pas « finalisés » à temps. Il existe :

  • des charges qui seront réparties sur plusieurs exercices.
  • des produits et des charges dits « constatés d’avance ». Un tel produit concerne par exemple la livraison d’un bien en décembre par l’entreprise mais son paiement par le client en janvier. Dans ce cas, le produit sera enregistré dans les produits à recevoir de l’année sur le compte de résultat et non pas dans la comptabilité à la date de paiement.
  • Une charge constatée d’avance reprend le même principe : on livre à l’entreprise des produits en décembre mais ils seront payés en janvier. Ils rentreront donc dans l’exercice de la réception et non pas du paiement.

L’intérêt de ces régularisations est d’avoir une vraie « photo » économique de l’ensemble des mouvements réels pendant l’année comptable.

Le compte de résultats proprement dit

Il existe deux façons de présenter le compte de résultats, en liste ou sous forme de tableaux comme pour le bilan comptable.Les comptes de résultats en tableaux intègrent les produits dans la colonne de droite et les charges dans celle de gauches. Les comptes de résultats en liste intègrent les produits en premier et les charges en second.Notons que la présentation du compte de résultat n’inclut pas les dates d’achats ou de ventes.

Nous sommes dans le principe de la comptabilité en partie double. Le total des produits doit donc être égal au total des charges, on notera le bénéfice ou la perte pour permettre cet équilibre.

Comme dit plus haut, le compte de résultat est en premier lieu un état de la santé de l’entreprise, la variation de son patrimoine, qui permet une analyse fine de la bonne gestion d’une entreprise. C’est un document précieux dont les résultats sont finement analysés par l’expert comptable et tout organisme financier, futurs investisseurs ou partenaires.

styvoo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *