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Quels sont les types de comptabilité ? (générale, analytique, nationale, publique)

On entend toujours parler de la comptabilité, comme s’il n’en existait qu’une.
Pourtant, il existe différents types de comptabilité.
Chacune d’entre elles s’intéresse à différentes entités, différentes échelles et produit des résultats permettant des analyses elles aussi différentes. Comptabilité générale, comptabilité analytique, comptabilité nationale et comptabilité publique n’assurent ainsi pas les mêmes fonctions, ni ne sont nécessairement obligatoires à tenir. Petit tour d’horizon des différents types de comptabilité. 

Comptabilité générale

La comptabilité générale est celle que nous souhaitons généralement mentionner sous le terme générique de compta.
C’est en effet celle qui vise à enregistrer, régulièrement et chronologiquement, l’ensemble des opérations effectuées par une entreprise.
Elle est dans un premier temps utile à la tenue des comptes de l’entreprise elle-même qui connait sa santé financière en temps réel (gains, pertes, montant restant à encaisser ou encore factures à payer).
Elle sert aussi d’outil d’information à l’ensemble des partenaires potentiels ou réels de l’entreprise.

Elle est donc amenée à intéresser les clients, fournisseurs, investisseurs, les banques et bien sûr l’État. 
Réalisée par un comptable, la comptabilité générale est un outil patrimonial permettant de déterminer le patrimoine de l’entreprise sur une période donnée, appelée exercice comptable. Généralement, il s’agit d’une année civile.
Pour l’entreprise, il s’agit avant tout d’un outil de gestion. La comptabilité générale permet en effet d’évaluer ses performances, par rapport à ses objectifs propres, mais également face à la concurrence. 
Pour l’État, la tenue d’une comptabilité générale par les entreprises est primordiale. Elle permet en effet le calcul du résultat fiscal, qui sert à déterminer la base d’imposition de l’entreprise.
De là découlent donc l’appartenance à une assiette d’imposition plutôt qu’une autre, qui peut directement influer sur les taxes sur les salaires, la taxe professionnelle, l’impôt dû et bien sûr la TVA. Elle participe enfin au calcul du produit intérieur brut(PIB). 

Comptabilité analytique

La comptabilité analytique est un type de comptabilité moins souvent évoqué.
Pour autant, il n’est pas moins important pour les entreprises. En effet, si elle n’est pas obligatoire (contrairement à la comptabilité générale), la comptabilité analytique peut s’imposer comme une aide précieuse pour les dirigeants d’entreprise.
Elle n’a donc pas de but juridique, mais au contraire un objectif économique. Elle vient ainsi compléter la comptabilité générale dans laquelle elle prend ses sources pour y apporter des données complémentaires. Grâce à elles, analystes et managers peuvent calculer différents coûts imputables au fonctionnement de leur entreprise. Ils peuvent alors anticiper les mouvements à court, moyen voire long terme. En résumé, la comptabilité analytique peut être perçue comme un radar qui aide à piloter le paquebot qu’est l’entreprise.
Sans lui, la navigation reste possible, mais bien plus dangereuse. Au XIXème siècle, la comptabilité analytique était encore appelée comptabilité industrielle. Il faut dire qu’elle requiert des connaissances poussées, un temps d’analyse certain et, par conséquence, d’y accorder du temps et un certain budget.
Grâce à l’essor de l’informatique et le développement sans cesse plus poussé des logiciels comptables et autres progiciels de gestion, elle est aujourd’hui bien plus répandue et quasiment à la portée de tous. Ses coûts ont par conséquence été largement réduits. Aujourd’hui, et lorsque le management l’associe à des techniques complémentaires de gestion (budget, objectifs, etc.), on la nomme comptabilité de gestion

Comptabilité nationale

Avec la comptabilité nationale, nous changeons drastiquement d’échelle. Il n’est plus question ici d’entreprises, mais bien de nations. Pour un État, être capable de calculer sa richesse globale a toujours été une grande préoccupation.
Pour autant, il a fallu attendre le développement des statistiques pour pouvoir réellement parler de comptabilité nationale. Ses ancêtres remontent ainsi a priori à l’Angleterre, qui a pour la première fois estimé sa richesse nationale à la fin du XVIIème siècle. 
Il faut pourtant attendre l’ouvrage de Keynes en 1936 pour voir la comptabilité nationale théorisée. Cette publication, sans doute la plus célèbre de toute l’histoire de la compta, n’est autre que la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ».
Si les théories keynésiennes ont depuis été testées, adorées puis décriées, elles n’en restent pas moins d’une importance majeure sur l’histoire contemporaine de la comptabilité et de l’économie en général. La comptabilité nationale telle qu’on la connait aujourd’hui en hérite nombre de ses concepts.
Pour une période donnée, généralement en fin de chaque année civile, elle continue donc de quantifier l’économie du pays sur lequel elle se concentre.
À court terme, elle participe pleinement aux décisions quant au montant des différents budgets de la nation. À moyen terme, elle aide à la planification grâce à la détermination des objectifs économiques de l’état et des moyens qu’il est capable de mettre en place pour y parvenir. 

Comptabilité publique

La comptabilité publique est à l’état ce que la comptabilité générale est aux entreprises. La comptabilité générale est à ce titre parfois qualifiée de comptabilité privée.
Basée sur les mêmes principes d’information, de gestion et de contrôle, elle sert cette fois à comprendre, gérer et contrôler comment est utilisé l’argent public(issu notamment de nos impôts). Elle est donc incontournable pour les entités publiques qui y voient un outil de gestion de leurs comptes.
Elle l’est tout autant pour nous tous, en tant que citoyen, afin de savoir comment est utilisé notre argent. Par entités publiques, il faut entendre l’État bien sûr, mais pas seulement. Elles englobent également les collectivités territoriales(les communes/ départements/ régions notamment) ainsi que l’ensemble des administrations publiques. La comptabilité publique prend donc en compte aussi bien la construction d’une mairie que les dépenses de la Sécurité Sociale. Tout comme la comptabilité générale, la comptabilité publique suit les règles édictées par le Plan comptable général(PCG).
Elle suit ainsi le principe de comptabilité en partie double. Avant le début d’un exercice comptable, l’État a ainsi pour obligation de s’engager sur les dépenses ou recettes qu’il planifie de réaliser. Il établit par la même occasion le budget public.
À la fin de cet exercice et une fois l’ensemble des écritures enregistrées, il est temps de compter les points. Si les dépenses publiques sont inférieures aux recettes, il y a excédent budgétaire. À l’inverse, si l’État dépense plus qu’il n’encaisse, on parle de déficit budgétaire

styvoo

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